Les micro-assurances
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Ce sont les gens qui sont les plus démunis qui ont le plus besoin d'une assurance. Etre pauvre signifie en effet être vulnérable. Le moindre coup dur peut déboucher sur des problèmes plus graves encore et entraîner les intéressés sous le plancher de pauvreté.
Une récolte ratée, des pluies diluviennes, une longue période de sécheresse, la maladie ou un décès peuvent avoir un impact énorme sur le revenu des gens pauvres. Un événement imprévu peut signifier qu'ils doivent mettre fin aux activités de leur petite entreprise, que leur revenu chute, que les enfants ne peuvent plus aller à l'école, que le prêt ne peut plus être remboursé … |
Les mécanismes d'assurance formels ne sont pas accessibles, financièrement ou géographiquement, à la plupart des pauvres dans les pays en voie de développement. Ainsi, au sub-Sahara africain, les systèmes de sécurité sociale couvrent moins de 10 % de la population. Les compagnies d'assurances y déploient à peine des activités car ce "marché" ne leur semble pas rentable ou demanderait trop d'investissements financiers
Les autres mécanismes de protection (épargne, vente de biens, recours au crédit, réseaux mutuels) ne sont pas rentables par rapport au risque. Demander une aide urgente lorsqu'un problème sanitaire se pose peut s'avérer très cher.
Sortes de micro-assurances
Théoriquement, des systèmes de micro-assurances peuvent couvrir différentes catégories de risques liés à des personnes ou des activités économiques. Dans la pratique, les micro-assureurs couvrent principalement des risques liés à la santé ou au décès.
Pour les assurances maladie, les preneurs d'assurance, qui sont souvent membres d'une mutuelle, ne paient qu'un infime partie des frais médicaux, le reste étant pris en charge par l'assurance.
Les institutions de microfinance associent de plus en plus une assurance crédit à un microcrédit; cette assurance fait en sorte qu'en cas de décès du preneur d'assurance sa famille ne doit plus rembourser le crédit.
Malgré les avantages qu'offrent ces assurances, il n'est pas toujours aisé de convaincre les intéressés de leur utilité, le manque de moyens financiers jouant à coup sûr à cet égard un rôle important. L'introduction des micro-assurances se heurte également à d'autres écueils : ignorance financière, aspects culturels, … Dans certains pays africains par exemple, ‘payer pour un malheur qui pourrait arriver' équivaut justement à ‘chercher le malheur’.
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Collection Micro-assurances dans la Bibliothèque Internationale des Assurances
La Bibliothèque Internationale des Assurances gère, en étroite collaboration avec la BRS, une collection de publications sur les micro-assurances.
Vous trouvez ici plus d'infos et la collection complète.